Bonjour,

En tant que jeune parent, c'est un défi de dégager du temps pour l'engagement militant et associatif.

Je suis nettement moins disponible que lorsque j'ai connu Artisans du Monde jeune célibataire il y a dix ans.

Et pourtant, avec les échanges par internet et par téléphone, c'est possible de participer à la vie d'une association locale même si on ne peux pas être souvent sur place.

Entre 30 et 50 ans, beaucoup d'entre nous sont très pris avec les responsabilités familiales et professionnelles. Mais les contacts que j'ai par mon travail ou à travers mes enfants ne sont pas les mêmes que ceux des étudiants où des retraités qui sont engagés à Artisans du Monde. J'ai la possibilité de faire le relais auprès d'un autre public !

Je suis convaincue que Artisans du Monde a besoin de militants de tout âge et tout arrière plan. En tant qu'étrangère en France (je suis d'origine Britannique) mon engagement à Artisans du Monde m'a permis de mieux comprendre le monde associatif français, et de mieux cerner les articulations entre la société civile, le monde politique et le monde du travail dans cette culture qui n'est pas la mienne. J'ai appris beaucoup de choses qui me sont utiles dans ma vie professionnelle. Et j'aime croire que mon regard "extérieur" apporte parfois un éclairage un peu différent dans les débats aussi.

Rachel Calvert, Artisans du monde Saint-Etienne

http://www.youtube.com/watch?v=wLJpfs9Yi9E

film d'animation réalisé par Sophie Bonnin, Chloé Roux, Christina Modolo et Elizabeth Perrot.
Produit par l'école des Beaux Arts de Saint-Étienne

 

Nous saluons l'engagement de Rachel et de l'équipe d'Artisans du monde Saint Etienne comme celui des 6300 bénévoles de notre mouvement !

 

Si vous aussi, vous souhaitez vous engager, contactez l'association locale la plus proche de chez vous :

http://www.artisansdumonde.org/la-carte-des-boutiques.html

Si vous souhaitez créer ou participer à la création d'une association locale :

http://www.artisansdumonde.org/creation-artisans-du-monde.html

Si vous souhaitez orienter votre projet ou votre structure vers le commerce équitable,

Devenez Membre relais Artisans du monde : http://www.artisansdumonde.org/membre-relais.html

0 Comments | Posté dans Témoignages Par Vincent Guerpillon

Le verre recyclé de Bolivie

19 juil. 2011 10:24:02

Four traditionnel pour le verre recyclé CRISILCrisil est une organisation familiale de Bolivie, spécialisée dans le travail du verre recyclé. Les fournisseurs livrent la matière première (bouteilles, verres, etc.). Crisil procède ensuite au nettoyage manuel de la matière et trie les impuretés (pierres, déchets...).

Le verre est ensuite fondu dans des fours artisanaux à 1400°. Il prend une forme liquide de couleur orange. Ces fours fonctionnent au gaz naturel et ne polluent pas l'environnement.

 

Travail du verre Crisil en Bolivie

Les artisans passent ensuite à la fabrication des produits. Le verre est retiré des fours, soufflé dans des moules puis coupé. Une fois le produit fini il se déplace vers le four de trempe, dont la température atteint 550°, ce qui va lui donner la dureté exigée.

Le produit est ensuite passé en revue pour détecter tout type de défaillance. Une fois examiné il est ensuite emballé et protégé.

Crisil est une entreprise à fort caractère éthique. Son dirigeant estime que la satisfaction des employés est primordiale pour que le travail soit bien fait. C’est pourquoi, il veille au respect de bonnes conditions de travail. Faute de moyens suffisants, l’entreprise ne peut pas s’engager dans des projets sociaux de grande envergure.

Suivez ce lien pour découvrir les produits en verre recyclé de la gamme Crisil

En savoir plus sur notre organisation partenaire

 

0 Comments | Posté dans Témoignages Par Geoffrey Obry

Fondation Solidarité ChiliLes paroles d'un important conférencier résonnent encore à mes oreilles. Dans une réunion sur le développement de la petite entreprise, il qualifia de "non viables" les projets des femmes du secteur. Après cette sentence implacable on a commencé à parler sans fausse honte de "pauvres viables" et de "pauvres non viables".


Nous travaillons avec un petit groupe de ces "pauvres non viables", quelques 500 personnes ! 88% sont des femmes de peu de recours, des pauvres.


Comment cela a-t-il démarré ? La plupart du temps en partageant entre 10 personnes, 4 sachets de thé et 250 grammes de sucre, plus une vieille machine à coudre. Aujourd'hui la plupart des ateliers ont acheté une seconde ou troisième machine et toutes se paient à l'heure de travail 60% de plus que le salaire minimum national.

Quand aujourd'hui au Chili, on a besoin de 4 millions de dollars pour créer un poste dans l'industrie minière du cuivre, il me semble qu'au moins on devrait reconnaître l'incroyable rentabilité de 4 sachets de thé et de 250 grammes de sucre.


Avant de venir ici j'ai demandé à Leonor Nahuelanco ce qu'elle aimerait vous dire aujourd'hui, à cette opportunité que vous m'avez offerte de les présenter. Voici ce qu'elle m'a dit :

"... Tu sais Winnie, nous autres nous ne comprenons pas beaucoup les accords, les traités de coopération entre les pays riches et nous autres. Mais il y a une coopération que nous comprenons bien et la voici : grâce à la vente de nos objets artisanaux, ma fille est entrée cette année à l'université, Jeanne a payé la cotisation de sa maison, les enfants de Rosa ne dorment plus à trois dans le même lit et toutes nos familles ont mangé sans que nous ayons eu à mendier."

Et c'est clair, pour Leonor la coopération se traduit ainsi, dans les choses concrètes de la vie. Nous autres les travailleurs de la Fondation Solidarité, nous sommes témoins de la concrétisation de votre solidarité. Pour les ateliers, cela a signifié travail, salaire, dignité.


Winnie Lira

 
Intervention de Winnie Lira, directrice de Fondation Solidarité Chili, lors de l'Assemblée Générale d'Artisans du Monde

Pour retrouver les produits fabriqués par la Fondation Solidarité Chili veuillez suivre ce lien 

Pour visiter le site de Fondation Solidarité Chili veuillez suivre ce lien

 


 


 

0 Comments | Posté dans Témoignages Par Geoffrey Obry